La BMW M5 franchit un cap historique en devenant exclusivement hybride rechargeable, sans renoncer à la brutalité qui a fait sa réputation.
Ce choix de l’hybridation répond à une équation difficile : conserver la brutalité qui fait la légende de la M5 tout en réduisant son empreinte environnementale. La batterie rechargeable permet de rouler en mode 100 % électrique sur une distance variant selon les conditions et la version, ce qui ouvre la porte à un usage quotidien silencieux et sans émission locale. C’est un changement de philosophie profond pour une berline qui a longtemps été l’incarnation du moteur atmosphérique puis biturbo pur.
Concrètement, cette électrification se traduit par une batterie de 18,6 kWh logée dans le châssis, sans empiéter de manière excessive sur l’habitabilité. Sur le terrain, cela signifie qu’un trajet domicile-travail classique peut s’effectuer sans jamais solliciter le V8, à condition de rester sous un certain seuil de vitesse et de ne pas trop appuyer sur l’accélérateur. Les conducteurs qui souhaitent basculer instantanément vers la pleine puissance disposent d’un simple kick-down qui réveille immédiatement les huit cylindres, preuve que la cohabitation entre les deux mondes reste fluide au quotidien. Il faut néanmoins garder à l’esprit que cette autonomie électrique dépend fortement du style de conduite, de la température extérieure et du profil de la route empruntée, des paramètres qu’il vaut mieux tester lors d’un essai prolongé avant de se projeter sur un usage 100 % urbain.
La version Touring change-t-elle la donne face à la berline ?
La déclinaison Touring, présentée par BMW France, pousse même la puissance encore plus loin avec 727 chevaux et un couple maximal annoncé à 1000 Nm. L’autonomie en mode 100 % électrique se situe entre 63 et 69 km selon les conditions de conduite, un chiffre nettement supérieur à celui de la berline et suffisant pour couvrir la majorité des trajets domicile-travail sans toucher à la réserve d’essence.
Sur le plan esthétique, la Touring assume une calandre BMW Iconic Glow rétroéclairée, un spoiler arrière M spécifique et des jantes propres à la gamme M Performance. À l’intérieur, les sièges M multifonctions, le toit panoramique et un coffre modulable annoncé entre 500 et 1630 litres en font une familiale capable d’avaler les kilomètres sans sacrifier le confort. Pour ceux qui hésitent entre la berline classique et cette version break, notre aperçu détaillé de la BMW M5 Competition permet de comparer les philosophies au sein même de la gamme M.
Le poids reste néanmoins un sujet de discussion récurrent chez les passionnés : la Touring dépasse les 2450 kg, ce qui se ressent forcément dans les changements de direction serrés. Les suspensions adaptatives M et les barres antiroulis actives compensent une bonne partie de cette inertie, mais le ressenti sur circuit diffère nécessairement de celui d’une génération précédente plus légère.
Dans les faits, cette prise de poids se traduit surtout par une inertie plus marquée dans les changements d’appui rapides, un phénomène que les testeurs relèvent principalement sur circuit ou lors de sollicitations extrêmes. Sur route ouverte, la différence se fait beaucoup moins sentir, tant l’électronique embarquée parvient à masquer la masse supplémentaire. Pour les familles qui envisagent d’utiliser cette Touring comme unique véhicule, il convient de vérifier la compatibilité du coffre avec un usage régulier de poussette, de matériel sportif ou d’équipement de camping, la modularité annoncée entre 500 et 1630 litres offrant une réelle souplesse d’organisation. L’attelage électrique, en particulier, mérite une attention particulière lors de l’essai, notamment pour ceux qui envisagent de tracter une remorque à vélos ou un petit trailer régulièrement : la charge tractable et la stabilité à pleine charge doivent être vérifiées auprès du concessionnaire avant tout achat définitif.

Comment se comporte la M5 2025 face à la concurrence et à sa propre cousine électrique ?
Selon Car and Driver, la nouvelle M5 se classe parmi les meilleures berlines sportives premium de l’année, saluée pour sa puissance hybride, sa tenue de route et son freinage mordant. Le bémol le plus souvent relevé concerne une direction jugée un peu légère et une profusion de modes de conduite qui peut dérouter les conducteurs habitués à plus de simplicité. Sur la route, le système M xDrive couplé au différentiel actif à blocage électronique permet néanmoins à la voiture de coller littéralement à l’asphalte, avec un 0 à 100 km/h réalisé en environ 3,5 secondes selon les mesures rapportées par RPM Web.
La comparaison la plus fréquente reste celle avec la BMW i5 M60, sa cousine tout électrique. D’un côté, une hybride rechargeable de 727 chevaux portée par un V8 biturbo épaulé d’un moteur électrique. De l’autre, une électrique pure de 601 chevaux reposant sur une double motorisation. La M5 conserve l’avantage en accélération pure, tandis que la i5 M60 offre une autonomie électrique largement supérieure, ce qui change fondamentalement l’usage que l’on peut faire de chaque modèle au quotidien.
D’autres comparatifs opposent régulièrement la M5 à l’Audi RS6, à la Mercedes AMG E63 ou même à la Tesla Model S Plaid, chacune représentant une philosophie différente de la performance. Ceux qui veulent creuser les caractéristiques techniques complètes de la génération actuelle peuvent consulter notre page sur les caractéristiques techniques et performances de la BMW M5, qui détaille l’ensemble des données mesurées.
Au-delà des chiffres bruts, le ressenti au volant reste un critère déterminant dans le choix final. Les essayeurs qui ont pu comparer la M5 à ses rivales directes soulignent que le grondement du V8, même filtré par l’hybridation, conserve une signature sonore que les motorisations électriques ne peuvent pas reproduire. À l’inverse, ceux qui privilégient le silence et l’instantanéité du couple électrique trouveront dans la i5 M60 une expérience plus feutrée, mais moins théâtrale. Le choix entre ces deux philosophies dépend donc autant d’une question de sensations que de considérations purement techniques, et il est recommandé d’essayer les deux modèles sur un même trajet pour se forger une opinion personnelle avant de trancher.
Que propose l’habitacle et quelles options méritent l’attention ?
À bord, la qualité perçue reste à la hauteur des attentes sur ce segment. Les sièges M multifonctions, chauffants et ventilés, offrent un maintien solide même en conduite sportive soutenue. Le toit panoramique inonde l’habitacle de lumière tandis que le cockpit numérique BMW Curved Display associé au système iDrive dans sa version la plus récente centralise l’ensemble des réglages, des modes de conduite jusqu’au son du moteur, modulable grâce à un système d’échappement à clapets électroniques.
Le système audio Bowers & Wilkins vient compléter un équipement déjà généreux, et les amateurs de personnalisation trouveront de quoi s’occuper avec les packs M Carbon, les jantes de grand diamètre, les inserts en fibre de carbone et des teintes exclusives réservées à la gamme M. La version Touring ajoute à cela un attelage de remorque électrique, capable de tracter vélos, motos ou matériel de loisir sans effort apparent, ce qui en fait une familiale au sens plein du terme malgré sa puissance hors norme.
La multiplicité des modes de conduite, Hybrid, Electric, Sport et Track, permet d’ajuster la répartition de puissance entre thermique et électrique, la fermeté de la suspension et la réactivité de l’accélérateur. Certains conducteurs habitués aux générations précédentes trouvent cette profusion de réglages un peu déroutante au premier abord, mais la plupart s’accordent à dire qu’elle finit par devenir un atout une fois les habitudes prises.
Pour bien s’approprier ces réglages, il est conseillé de prendre le temps, lors de la livraison ou d’un essai prolongé, de parcourir chaque mode individuellement plutôt que de se contenter du réglage par défaut. Le mode Track, en particulier, modifie profondément le comportement de la voiture en désactivant certaines aides électroniques, ce qui suppose une certaine expérience de conduite avant de s’y aventurer sur circuit fermé. À l’inverse, le mode Electric privilégie la discrétion et l’économie, idéal pour les trajets en zone urbaine où les émissions sonores et polluantes sont particulièrement scrutées. Entre ces deux extrêmes, le mode Hybrid reste le réglage le plus polyvalent au quotidien, gérant automatiquement la bascule entre les deux sources d’énergie selon les sollicitations du conducteur. Quant à la finition intérieure, les matériaux utilisés, cuir Merino, inserts en carbone ou en aluminium brossé selon les configurations, confirment le positionnement premium de la voiture, sans pour autant renier le côté sportif qui caractérise historiquement la gamme M.
Quelles interrogations reviennent le plus souvent chez les acheteurs potentiels ?
Le poids de la voiture figure parmi les préoccupations les plus citées. Une M5 qui dépasse allègrement les 2450 kg interroge forcément sur l’agilité réelle en usage sportif, même si les aides électroniques et la répartition de la puissance entre les essieux limitent la sensation d’inertie. Vient ensuite la question de la fiabilité du système hybride sur le long terme : batterie, refroidissement, électronique de gestion sont autant de composants nouveaux pour cette génération, et les retours d’expérience concrets se font encore attendre.
La question du choix entre hybride et tout électrique revient également très souvent, opposant les partisans du V8 sonore à ceux qui privilégient la douceur et l’autonomie d’une motorisation électrique. Ce choix dépend avant tout du style de conduite recherché et de l’usage quotidien envisagé. Pour ceux qui veulent affiner leur réflexion budgétaire avant de se décider, notre page sur les points clés et tendances de prix de la BMW M5 apporte des éléments de comparaison utiles.
Enfin, l’autonomie électrique elle-même divise : certains la jugent suffisante pour un usage urbain quotidien, d’autres estiment qu’elle reste anecdotique comparée à une électrique pure. Quel que soit le profil de l’acheteur, mieux vaut se projeter sur un usage réel avant d’arrêter son choix, car la M5 reste avant tout une voiture de caractère qui demande d’accepter certains compromis inhérents à l’hybridation.
D’autres points de vigilance méritent d’être soulevés avant tout passage à l’achat. La garantie constructeur sur la batterie, généralement annoncée sur plusieurs années, constitue un premier filet de sécurité, mais il reste prudent de demander au concessionnaire un état précis de l’état de santé de la batterie sur les modèles déjà en circulation, notamment pour ceux qui envisagent l’achat d’un exemplaire d’occasion récente. Le comportement du système de refroidissement, sollicité aussi bien par le moteur thermique que par les composants électriques, mérite également d’être vérifié lors d’un essai prolongé, en particulier par temps chaud ou après une utilisation soutenue sur circuit. Enfin, les futurs propriétaires doivent garder à l’esprit que le coût des pneumatiques, dimensionnés pour absorber une puissance dépassant les 700 chevaux, ainsi que celui des plaquettes et disques de frein, adaptés à cette masse et à ces performances, peut représenter un budget d’entretien non négligeable sur la durée. Se renseigner en amont auprès d’un réseau spécialisé dans l’entretien des BMW M permet souvent d’anticiper ces frais et d’éviter les mauvaises surprises.
À retenir
- La M5 devient exclusivement hybride rechargeable, associant un V8 biturbo à un moteur électrique pour une puissance combinée dépassant les 700 chevaux.
- La version Touring offre une autonomie électrique supérieure à la berline et un coffre modulable pensé pour un usage familial.
- Le poids accru par l’hybridation modifie sensiblement le comportement sur circuit malgré des aides électroniques performantes.
- Le choix entre M5 hybride et i5 M60 électrique dépend avant tout du style de conduite et de l’usage quotidien recherché.
Vos questions, nos réponses
La BMW M5 2025 est-elle uniquement disponible en hybride rechargeable ?
Oui, cette génération abandonne totalement le tout thermique au profit d’une architecture combinant V8 biturbo et moteur électrique, avec une possibilité de rouler en mode 100 % électrique sur une distance limitée.
Quelle est la différence principale entre la berline et la version Touring ?
La Touring offre une puissance légèrement supérieure, une autonomie électrique plus généreuse et un espace de chargement modulable, au prix d’un poids plus élevé qui influence le comportement dynamique.
Faut-il craindre la fiabilité du système hybride sur le long terme ?
Les retours d’expérience concrets sur la durabilité de la batterie et de l’électronique associée restent encore limités, ce qui pousse de nombreux acheteurs à se montrer prudents avant de s’engager.
Comment être sûr de faire le bon choix avant d’acquérir ce modèle ?
Chaque exemplaire a son propre historique d’entretien et d’usage, il est donc conseillé de vérifier les documents disponibles sur HistoVec et de faire examiner le véhicule avant toute décision d’achat.



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